Montauban
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Montauban

Chef-lieu du Tarn-et-Garonne, Montauban se situe sur le Tarn; qui abrite 57 921 habitants (2014) (Montalbanais). La ville est un gros marché agricole et son économie est basée en partie sur les constructions aéronautiques et électriques; textiles; meubles; chaussures; agroalimentaire.

Histoire de Montauban

Ville neuve du comté de Toulouse, Montauban (du latin Mons albanus) fut fondée en 1144 par Alphonse Jourdain, comte de Toulouse. Construite selon un plan géométrique en damier, la ville était organisée autour d’une place où se tenait le marché. Les premiers habitants de Montauban venaient de Montauriol, un bourg voisin. La nouvelle cité accueillit également de nombreux serfs, qui avaient fui leurs maîtres.

Montauban : cité commerçante

Pendant la croisade des Albigeois, Montauban prit parti pour le comte de Toulouse. Aussi, le traité de Paris (1229) imposa le démantèlement de ses remparts. Une fois la paix revenue, Montauban prit son essor, grâce à l’intense activité de ses commerçants, dont certains se spécialisèrent dans l’importation de produits de luxe. En 1335, l’achèvement du pont sur le Tarn – l’ actuel Pont-Vieux – fit de la ville l’un des passages les plus fréquentés de toute la Haute-Guyenne et du Haut-Languedoc. Depuis 1317, Montauban était le siège d’un évêché.

Les ravages de la guerre de Cent ans

La ville atteignit son apogée au milieu du XIVe siècle mais entra ensuite dans une phase de déclin. Touchée par la peste noire en 1349, occupée par les troupes anglaises du capitaine Jean Chandos en application du traité de Brétigny, Montauban, dernière forteresse anglaise face à Toulouse, fut très éprouvée par la guerre de Cent ans.

Un bastion du protestantisme

Aux XVIe et XVIIe siècles, Montauban fut l’un des principaux bastions du protestantisme dans le Sud-Ouest de la France. Le 20 décembre 1561, les calvinistes, pillèrent et incendièrent la cathédrale. Les autres églises subirent le même sort, à l’exception de Saint-Jacques qui servit de temple aux réformés. Les huguenots renforcèrent les fortifications de la cité ce qui leur permit de résister avec succès à deux assauts de l’armée catholique de Monluc. À partir de 1576, Henri de Navarre, le futur Henri IV, saisissant la valeur stratégique de la ville, reprit les travaux. Il décida d’inclure dans les nouvelles murailles les principaux faubourgs de la ville et fit édifier trois puissants bastions, pour protéger la tête de pont de la rive gauche du Tarn.

L’édit de Nantes (1598) fit de Montauban une place de sûreté protestante. Deux temples y furent édifiés, ainsi qu’un collège, financé par Marguerite de Valois, reine de Navarre, et un établissement destiné à la formation des pasteurs (l’Académie). La ville comptait alors 12 000 à 15 000 habitants. La cité, assiégée en vain par Louis XIII et le connétable de Luynes, du 18 août au 12 novembre 1621, fut finalement soumise par Richelieu huit ans après. Il fit abattre ses remparts.

Un centre de la Contre-Réforme

Après les guerres de Religion, Montauban fut gagnée par la Contre-Réforme. Les ordres religieux reconstruisirent leurs couvents; les Jésuites élevèrent leur collège au nord-est de la ville tandis que l’évêque Pierre de Berthier installait son nouveau palais épiscopal sur les vestiges du château anglais. En 1692 fut posée la première pierre de la cathédrale Notre-Dame.

En 1635, Montauban devint le chef-lieu d’une généralité et le siège d’un Bureau des Finances. Le tribunal de la Cour des Aides y fut ensuite transféré de Cahors. La cité accueillit ainsi toute une population de gens de robe et de commis.

Place nationale de Montauban
Place nationale de Montauban

Montauban ou la ville du cadis

Au XVIIIe siècle, la ville, prospère, vivait du commerce et de l’industrie du drap. Le cadis montalbanais, nouveau type de drap de laine très résistant, créé par le fabriquant David d’Aignan, connut un grand succès, en particulier aux Antilles et au Canada français. Les faubourgs de Montauban étaient également animés par des tanneries, des faïenceries et des briqueteries.

À la veille de la Révolution, Montauban comptait quelque 27 000 habitants pour une superficie d’environ 90 hectares.

Le chef-lieu du Tarn-et-Garonne

Montauban devint la sous-préfecture du Lot à la Révolution, puis la préfecture du Tarn-et-Garonne, nouveau département créé par Napoléon en 1808. Au XIXe siècle, cette fonction administrative donna un nouveau souffle à la ville, dont les activités industrielles et commerciales ne cessèrent de décliner. Les manufactures de drap, qui avaient déjà perdu le marché du Canada lorsqu’il était devenu anglais (1763), ne purent faire face à la concurrence de la grande industrie textile du Nord de la France. Elles fermèrent leurs portes les unes après les autres. Les commerçants montalbanais ne surent, quant à eux, résister aux négociants toulousains.

Montauban fut la ville natale du poète Lefranc de Pompignan, du peintre Jean-Auguste Dominique Ingres et du sculpteur Antoine Bourdelle.

En matière de tourisme vous ne manquerez pas de visiter à Montauban : la Cathédrale (XVIIe-XVIIIe s.), l’église Saint-Jacques et ponts gothiques, la place Nationale à arcades (XVIIe s.) et le musée Ingres.

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