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Gambier - Tahiti
Gambier - Tahiti

Les Gambier – Iles de Tahiti

Groupe d’îles, les Gambier sont les plus éloignées de Tahiti (1 650 km au sud – est). 8 îles seulement compose cet archipel entouré d’une magnifique barrière de corail : l’île de Mangareva étant le point culminant.

Gambier - Tahiti
Gambier – îles à l’Est de Tahiti

Histoire des îles Gambier

L’archipel des Gambier est le plus petit et le plus septentrional de la Polynésie française. Situées à 1700 km au Sud Est de Tahiti, les îles des Gambier sont issues d’un gigantesque volcan qui s’est effondré, laissant derrière lui une couronne corallienne d’une circonférence de 90 km. Au milieu de cette couronne, on trouve des îles hautes et des motus et au centre, Mangareva, l’île principale et la plus grande

Les Gambier, sans  » s « , du nom de l’amiral anglais protecteur du premier européen ayant fait mention des îles, James Wilson en 1797. Paradoxe du nom protestant de ce qui fut le berceau de la religion catholique en Polynésie.

À l’arrivée des missionnaires Caret Laval et Murphy en 1834, les Mangaréviens étaient polythéistes et installés depuis près de huit siècles (vague émigrante des Marquises vers 1200ap. J. C.). Quatre années ont suffi aux l’ères de Picpus pour convertir au christianisme l’ensemble des îles de Polynésie et faire table rase d’une civilisation qui, affirme la légende, serait à l’origine de la dernière dynastie pascuane.

La mission catholique obtint des résultats en un temps record (le roi Maputeao est baptisé le 25 août 1836) et laissa un patrimoine architectural qu’ il ne nous appartient pas de qualifier d’oeuvre démentielle ou de digne représentation de la ferveur ecclésiastique d’un peuple dont les légendes païennes, justement, au travers de la prêtresse Taopare, prédisaient l’arrivée dune pirogue sans balancier avec des serviteurs du vrai dieu.

Constatons simplement que l’œcuménisme n ‘était pas le mot d’ordre de l’époque et que l’État s’accommodait fort bien de l’économie d’une régence (le Protectorat est déclaré en 1844, mais les Gambier resteront plus ou moins indépendantes jusqu’à leur annexion officielle en 1881).

Alors, le R.P. Honoré LavaI, fou de Dieu ou bienfaiteur d’un peuple qui aurait été tôt ou tard confronté à la vanité des civilisations étrangères ?

Une chose est certaine, ses mémoires, Mangareva, l’histoire ancienne d’un peuple polynésien et et mémoires pour servir à l’histoire de Mangareva, ère chrétienne, au même titre que :

  • La cathédrale Saint Michel (construite entre 1839 et 1848 sur l’ancien marae)
  • Les 9 églises et chapelles (Saint Raphael, Aukena, 1839 ; Saint Pierre, Taravai, 1841 ; Notre Dame de la Paix, Akamaru, 1841)
  • Les tours de guet
  • Les quais et les divers bâtiments (dont une prison) jusqu ‘aux tracés des chemins actuels constituent plus que le témoignage d’un passé oublié ou récent.

Son  » œuvre  » et celle des fidèles attribuent aujourd’hui un caractère surprenant à ce groupe d’îles polynésiennes, potentiel de développement touristique contrôlé.

Le lagon de Mangareva, île Gambier
Le lagon de Mangareva, île Gambier

Vacances sur  les îles Gambier

Composée d’environ 6 000 âmes en 1832 pour tomber à 463 en 82 ans plus tard, la population des îles gambier est aujourd’hui d’environ 1 110 personnes, principalement concentrée sur Mangareva, la montagne où pousse le Reva (Cerbera odolIam), apocynée à fruits vénéneux.

8 km de long pour à peine 1,5 de large (tour de île 28 km) pour une découpe littorale très marquée, avec deux sommets principaux (mont Duff. 441m, et mont Mokoto, 423m).

Sur les Gambier, les paysages successifs de baies et de criques y sont splendides.

En venant des Iles Galápagos, la distance est identique à celle qui mène aux Marquises, soit 3000 milles.

L’île est desservie régulièrement par Air Tahiti, permettant les visites des monuments religieux et des nombreuses fermes perlières posées sur un lagon splendide et poissonneux. Temple de la Perle Noire, Mangareva, ses comparses, et surtout les 80 km de barrière récifale les entourant, sont le lieu de prédilection pour l’élevage de la Pinctada margarifa. Un artisanat unique de la nacre est à découvrir.

Presque rêvées aux lisières des régions tempérées (tropique du capricorne). Mangareva et ses soeurs (Aukena, Akamaru, Taravai) auquelles il convient d’ajouter de splendides motu sont les dernières représentations d’un passé géologique très actif et qui fournit aujourd’hui à l’archipel, un condensé parfait des différents paysages polynésiens : montagnes abruptes, lagon et plages de sable blanc magnifiques, luminosité des nombreux motu.

Carte des îles Gambier
Carte des îles Gambier

Ajoutez à cela des vergers où abondent pamplemousses, bananes, café, et vous avez l’assurance d’un séjour exceptionnel aux portes du grand Sud, teinté de l’empreinte des missionnaires de la Congrégation du Sacré Coeur et de l’aura magique de la Perle Noire, joyau des flots polynésiens, au même titre que les îles Gambier.

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