Mangareva
Mangareva

Mangareva – Ile principale des Gambier

Ile principale de l’archipel des Gambier, Mangareva qui est aussi la plus grande (14 km2), propose un résumé des divers paysages polynésiens: montagnes abruptes, lagon et plages de sable blanc, luminosité des nombreux motu paradisiaques.

excursion sur Mangareva
excursion sur Mangareva

Les Gambier et l’île de Mangareva

Avec cette île de Mangareva, l’archipel des Gambier est le plus éloigné de Tahiti, à quelques 1 650 km au sud. Il doit son nom à l’amiral anglais protecteur du premier Européen en ayant fait clairement mention: James Wilson, à bord du Duff, en 1797. (On suppose néanmoins que Davis aurait pu apercevoir Mangareva dès le XVIIème siècle).

Il fait bon vivre à Mangareva. Le relief de l’île est doux, fait de collines recouvertes de pâturages et parsemées de flamboyants, ces arbres tropicaux aux couleurs chatoyantes

Loin des sentiers touristiques habituels, 4 îles hautes composent l’archipel des Gambier :

  • Mangareva
  • Taravai
  • Akamaru
  • Aukena

Gambier possède également une douzaine de motu (Teauanone, Tepapuri, Tenoko, Totegegie, Tarauru roa, Gaioio, Tevaka, Agakauitai, Tokorua, Makaroa, Kouaku, Kamaka) qui sont parsemés sur une barrière de corail d’environ 80 km, matérialisant le pourtour d’un gigantesque volcan effondré et immergée au sud, ce qui rend la navigation très périlleuse.

Souvent associé au plus grand archipel de Polynésie française (les Tuamotu), il est le plus petit. Son alignement géologique s’étend sur près de 1900 km depuis Pitcairn (hors de la Z.E.E de Polynésie française) jusqu’aux atolls de Hereheretue en passant par les tristement célèbres Moruroa et Fangataufa (ses plus proches voisins paumotu). Les âges vont de l’actuel pour la zone du point chaud actif situé à 80 km au sud-est de Pitcairn à 11 Ma. pour Moruroa. La direction de cet alignement est celui du déplacement absolu de la plaque Pacifique depuis 43 Ma. La zone des Australes intercepte l’alignement au Nord de Moruroa. Les îles reposent sur une croûte océanique dont les âges varient de 25 Ma. au niveau de Pitcairn à 55 Ma. au niveau d’Hereheretue.

Son littoral très découpé (8km de long pour 1.5 km de large) accueille une route goudronnée (tour de l’île de 28 km). Son village principal, Rikitea, est situé au bord d’un immense lagon au pied du mont Duff (441 mètres), et présente une végétation très abondante de fleurs, d’arbustes, de fruits. Au bout de la rue principale, la cathédrale Saint-Michel s’impose et rappelle l’importante présence de l’Eglise catholique au XIXème siècle.

Le climat tempéré de Mangareva est très agréable et plus frais qu’à Tahiti (tropique du capricorne) et la végétation tropicale des bords de mer (bananiers, cocotiers, pandanus) côtoie les sapins.

Par ailleurs, les 1239 habitants (recensement 2012) se consacrent à la culture du café, des pastèques, des oranges et à l’élevage des vaches et des porcs. Ces polynésiens travaillent également à la production de perles noires qui font la réputation de l’île Mangareva et sa principale ressource. Voisin du Duff, le mont Mokoto (423 mètres). Les paysages et les baies engendrés par ces deux sommets sont splendides. Le tour de l’île est facile et deux sentiers à partir du village invitent à la randonnée jusqu’au sommet du Duff, duquel on redescent vers la côte ouest de l’île.

Mangareva concentre la presque totalité de la population

Les autres îles ont chacune leurs particularités mais toutes ont en commun les ruines d’églises, de couvents, d’écoles datant du milieu du XIXème. Aukena a sans aucun doute l’une des plus belle plages de sable blanc de la Polynésie et un ancien belvédère où le dernier roi déchu, Gregorio, venait contempler son royaume christianisé. Le bleu transparent du petit lagon d’Akamaru évoque celui de Bora Bora ou celui de Tahiti. Le père Laval y vécut plusieurs années durant. Une vieille église, Notre Dame de la Paix. Taravai, parfois habitée, où pousse une végétation luxuriante avec de nombreux caféiers. Là aussi, une petite église le long du sentier verdoyant de l’ancien village. Un des motu les plus étonnants, Tauna, avec sa grande lagune de sable blanc, derrière Aukena, est habité par de nombreux oiseaux.

Mangareva - Les Gambier
Mangareva – Les Gambier

Histoire de l’île de Mangareva

Mangareva est une petite île de 9 km de long sur 5 km de large. Elle abrite Rikitea, la capitale des Gambier. Hormis quelques rares personnes qui aiment particulièrement l’isolement, les habitants des Gambier vivent tous sur l’île de Mangareva. Ils tirent leurs ressources de la culture de la perle, mais aussi de la pêche, de l’élevage et de l’agriculture.

A l’arrivée des missionnaires Caret, Laval, Murphy en 1832, les Mangaréviens étaient polythéistes et installés depuis près de onze siècles. Le premier peuplement sédentaire de l’archipel d’abord pensé vers 1200-1250 par des Marquisiens aurait en fait eu lieu avant, vers 900 et provenant des Cook.

Longtemps négligé par l’archéologie moderne lui trouvant un faible intérêt du fait de la destruction des monuments païens par les missionnaires, les récents travaux du professeur Patrick Kirch ont démontré que Mangareva était le point de départ de la colonisation de Rapa Nui et que si l’archipel avait été en contact avec toute la Polynésie du sud-est, il s’était à un moment isolé et avait développer quelques spécificités locales: culte rendu au fruit de l’arbre à pain, culte d’observation des solstices (un emplacement architectural monumental a été découvert et daté) et sculpture identitaire.

De 1834 à 1871, La Congrégation des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie (Picpus) va faire table rase d’une civilisation qui, affirme la légende, serait à l’origine de la dernière dynastie pascuane. La mission catholique obtint des résultats en un temps record et à peine deux ans après son arrivée dans l’archipel, le roi Maputeao est baptisé le 25 août 1836.

La grande prêtresse Taopare avait prédit la venue d’étrangers qui renverseraient les anciens dieux et les remplaceraient par les leurs.

Elle ne croyait sans doute pas aussi bien prédire ! Le peuple de Mangarava, les Mangaréviens, pratiquement réduit en esclaves, abandonnèrent rapidement leurs anciennes croyances. Les seules informations tangibles rapportées par les missionnaires de la congrégation de Picpus renvoient surtout à la description d’une cosmogonie et d’un polythéisme très complexes. Ils décrivent par exemple Rao comme une « idole de l’impureté ». Il est présenté comme le dieu de la passion honteuse et du vice :

C’est à lui qu’était consacrée une plante appelée Ranga, dont la fleur est jaune, et l’odeur très pénétrante.

Les statues étaient conservées dans des édifices religieux ou « temples des idoles », selon les propres termes des missionnaires ; elles étaient censées représenter des divinités précises, consacrées à l’arbre à pain, à la pluie, au curcuma, à l’agriculture, etc. En réalité, ces statuettes étaient vraisemblablement des images métaphoriques des divinités ; elles ne se substituaient pas aux dieux eux-mêmes, n’ayant d’autre fonction que de les représenter à un moment déterminé, lors de rites précis. Cette sculpture se situe à mi-chemin entre une abstraction délibérée exprimée dans la partie supérieure du corps – les traits du visage sont absents et les bras réduits à de petits ailerons latéraux -, et la moitié inférieure qui marque une étape vers le réalisme sculptural.

carte de mangareva
carte de mangareva

De même, Tu, la divinité principale du panthéon de Mangareva. En généalogie des êtres surhumains, Tu est situé en tant que fils le plus âgé de Tangaroa et est considéré comme le bienfaiteur de l’humanité, garantissant la croissance de l’arbre à pain (l’aliment principal des insulaires). L’archipel fut également unifié par la réduction des coutumes tribales, comme l’anthropophagie. En 1880, la France met fin au protectorat en annexant les Gambier.

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