Mahatma-Ghandi
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Gandhi

Il y a 86 ans, Gandhi commence sa « marche du sel ». Retour historique sur le 12 mars 1930

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Ephéméride du 12 mars 2016 : Gandhi

Patriote et philosophe indien (1869-1948) , Gandhi surnommé « le Mahatma » (« la Grande Ame ») est le chef du combat pour l’indépendance en Inde.

Né à Porbandar, dans l’État moderne du Gujarat, le 2 octobre 1869, Mohandas Karamchand Gandhi était issu d’une famille politiquement influente, ses deux grands-pères ayant été les Premiers ministres de deux petites principautés voisines

Il se rendit à Londres en 1888 pour étudier le droit, laissant derrière lui sa jeune femme, fut admis au barreau trois ans plus tard, et revint en Inde où il commença sa carrière de juriste en exerçant la profession d’avocat à Bombay, sans grand succès.

Son action en Afrique du Sud

En 1893, il fut employé par une société indienne comme conseiller juridique pour l’Afrique du Sud. Lorsqu’il arriva à Durban, Gandhi fut traité comme un Indien, c’est-à-dire comme un individu appartenant à une race minoritaire. En Afrique du Sud, les Noirs comme les Indiens étaient, en effet, privés de nombreux droits civiques et n’avaient aucune influence politique. Les vingt et une années qu’il passa dans cet État marquèrent un tournant crucial dans son existence. Victime de la ségrégation raciale, il prit le parti des opprimés, et lutta contre les injustices que subissaient les communautés indiennes et africaines.

En effet, pendant les vingt années qui suivirent, Gandhi s’engagea en Inde pour la défense des droits des Indiens. Il fut plusieurs fois arrêté en raison de son activité politique. C’est au cours de ce combat, où il n’hésita pas à contourner les lois à ses risques et périls, qu’il élabora une nouvelle méthode de lutte contre l’iniquité : la « résistance non violente » ou satyagraha (la force de l’âme). Ainsi, c’est à partir de 1896 qu’il prôna une politique de résistance non violente et de non-coopération avec les autorités sud-africaines. Il parvint ainsi à améliorer les conditions sociales de ses compatriotes, obtenant par exemple la reconnaissance des mariages indiens et l’abolition du suffrage censitaire imposé à cette minorité. Pétri de culture indienne et occidentale, il s’engagea également dans une réflexion profonde sur sa propre religion et celles des autres peuples, prenant ce qu’il considérait être le meilleur de chacune.

Pendant la guerre des Boers, Gandhi travailla pour les Britanniques dans un service de santé et dirigea ensuite une unité de la Croix-Rouge.

Après la guerre de 14-18, il fonda la ferme Tolstoï, une coopérative agricole pour les Indiens, à proximité de Durban. Gandhi appela cette ferme du nom du poète russe Léon Tolstoï, qui avait depuis toujours influencé son oeuvre. En 1914, le gouvernement sud-africain fit d’importantes concessions à l’égard de Gandhi. Les mariages indiens furent reconnus et l’impôt par tête aboli pour les Indiens. Son action enfin reconnue, Gandhi retourna en Inde.

Combat pour l’indépendance de l’Inde

Revenu en Inde en 1914, il appuya les Britanniques durant la Première Guerre mondiale avec l’idée de gagner l’indépendance de son pays. Après avoir voyagé à travers toute l’Inde, il devint bientôt le dirigeant incontesté du Mouvement nationaliste indien. Presque à lui seul, il transforma le Congrès national indien (Indian National Congress), parti de classes moyennes et supérieures, en une puissante organisation nationale, ouverte à toutes les catégories sociales. À la suite du massacre d’Amritsar en 1920, il entreprit une campagne nationale de désobéissance civile, de non-coopération avec le gouvernement de l’Inde britannique et de boycott des produits britanniques, ce qui lui valut un premier emprisonnement de deux ans de 1922 à 1924.

À partir de 1925, convaincu que l’indépendance ne pouvait se faire sans une transformation morale et sociale radicale, Gandhi lança la campagne « bonne volonté », un programme de lutte contre les préjudices sociaux vis-à-vis du travail manuel, et des « intouchables » auxquels, quoique lui-même de caste « supérieure », il s’identifia toute sa vie. Il encouragea la valorisation des langues indigènes et le retour à la filature manuelle comme moyen de subsistance pour les populations paupérisées. Ascète épris de spiritualité, riche des traditions indiennes et de la culture moderne occidentale, Gandhi donna alors à l’hindouisme une inflexion politique et sociale nouvelle, inspirée par d’autres civilisations.

Il améliora la méthode du satyagraha et élabora ce qu’il appelait la « science nouvelle de la non-violence ». Il s’agissait de convertir moralement l’adversaire par une délicate « chirurgie de l’âme ». En 1930, le Mahatma (du sanskrit, « grande âme »), ainsi surnommé par le poète Rabindranath Tagore, amorça une nouvelle phase dans la campagne de désobéissance civile en appelant au boycott des impôts, sur le sel en particulier, et en lançant la célèbre marche à la mer. Des milliers d’Indiens suivirent Gandhi d’Ahmadabad à la mer d’Oman, d’où ils tirèrent du sel en évaporant de l’eau de mer. Suite à cet acte de défi hautement symbolique, Gandhi fut de nouveau arrêté. Relâché en 1931, il ne fit cesser la campagne que lorsque les Britanniques accédèrent à ses demandes. En 1932, Gandhi entreprit de nouvelles campagnes de désobéissance civile contre les Britanniques.

Deux ans plus tard, il abandonna officiellement son action politique et il fut remplacé à la tête du parti du Congrès par Jawaharlal Nehru. Il effectua ensuite une grande tournée dans toute l’Inde, enseignant et encourageant la réforme sociale. En 1939, il reprit son action politique active, combattit le mouvement de fédération des principautés indiennes avec le reste de l’Inde, entrepris par les Britanniques, et tenta de rapprocher les différentes communautés religieuses indiennes. Le jeûne constituait une arme de conviction efficace, Gandhi menaçant de se priver de nourriture jusqu’à ce que mort s’ensuive si les clivages castiques et religieux entre hindous et musulmans ne disparaissaient pas. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le parti du Congrès et Gandhi décidèrent de ne pas soutenir la Grande-Bretagne à moins d’une indépendance complète et immédiate.

Même après l’entrée en guerre du Japon, Gandhi refusa d’accepter la participation indienne. Lançant le mot d’ordre quit India (« abandonnez l’Inde »), il fut interné en 1942 mais libéré deux ans plus tard en raison de sa santé déficiente. Le gouvernement britannique accepta l’indépendance en 1944, mais à condition que le parti du Congrès et la Ligue musulmane règlent leurs différends.

Gandhi - Photo à Delhi
Gandhi – Photo à Delhi

L’oeuvre de Gandhi en Inde

En Inde, Gandhi devint le symbole de l’aspiration des Indiens à l’indépendance. Après la Première Guerre mondiale, il commença à s’opposer aux Britanniques à travers sa politique de non-violence, marquée par la notion de « Satyagraha » ou « vérité et résistance ». En peu de temps, des millions d’Indiens rejoignirent ce mouvement.

En 1919, des attributions spécifiques furent accordées aux populations indiennes, pour mettre fin aux activités révolutionnaires alors en plein essor. Une manifestation éclata en réaction à cette décision et les soldats britanniques furent les instigateurs d’un massacre sanglant près d’Amritsar, où périrent de nombreux Indiens sans armes.

Le gouvernement britannique n’étant pas prêt à de nouvelles concessions, Gandhi lança deux campagnes, la première concernant la non-coopération avec les Britanniques. Les autorités, les tribunaux et les écoles britanniques furent boycottés. Les Indiens barrèrent les routes dans toute l’Inde.

La seconde campagne visait, quant à elle, une indépendance économique des Indiens. Ces derniers étaient, en effet, largement exploités par le pouvoir britannique, la population s’appauvrissait et l’industrie locale était presque entièrement détruite. Pour relancer l’industrie, Gandhi préconisa une réforme de l’industrie du coton. Il utilisa lui-même le rouet, afin de symboliser le retour à des valeurs morales et rurales simples et à des techniques de fabrication locales.

Son style de vie simple et son engagement essentiel en faveur des Indiens lui valurent le titre de « Mahatma » (« la Grande Ame« ). En 1921, le Congrès national lui accorda les pleins pouvoirs et l’autorisa à nommer son propre successeur. Après quelques altercations violentes entre Indiens et Anglais, Gandhi rendit public l’échec de sa campagne de désobéissance civile et y mit fin.

En 1922, il fut arrêté par le gouvernement britannique. Il sortit de prison en 1924 et se retira ensuite de la politique.

Prise dans les années 1930, la photographie du penseur indien Mohandas Gandhi est signée et porte pour dédicace « God is Truth » (« Dieu est la Vérité »).

Portrait de Gandhi
Portrait de Gandhi

Gandhi – nouvel engagement

En 1930, Gandhi s’impliqua de nouveau dans le combat pour l’indépendance de l’Inde. Il lança une campagne de désobéissance civile, avec pour revendication principale la suppression des impôts, et en particulier de l’impôt sur le sel, pour les Indiens. Cette revendication culmina lors de la Marche du sel, qui réunit plus de mille Indiens. Gandhi fut de nouveau arrêté, puis relâché en 1931. Il mit fin à son action lorsque le gouvernement britannique lui fit quelques concessions.

Gandhi représenta, la même année, le Congrès national indien lors d’une conférence à Londres.

Abolition du système de castes

En septembre 1932, Gandhi commença sa lutte pour l’abolition du système de castes et l’obtention de l’égalité des « intouchables ». Il mena plusieurs campagnes qui impressionnèrent beaucoup le gouvernement britannique. En 1934, Gandhi se retira de nouveau de la vie politique et désigna son successeur, Jawaharlal Pendit Nehru. L’influence politique de Gandhi était tellement importante que l’indépendance partielle de l’Inde, proposée par les Britanniques, ne fut acceptée qu’après son accord en 1935.

En 1939, Gandhi revint de nouveau sur la scène politique et combattit aux côtés des Indiens pour l’unification des principautés indiennes locales. Il redevint alors un des hommes politiques clés de l’Inde. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, les Indiens refusèrent le soutien britannique, tant que leur indépendance ne leur fut pas accordée. Gandhi fut de nouveau arrêté en 1942, puis relâché en 1944 pour des raisons de santé.

En 1944, les Britanniques s’engagèrent à accorder leur indépendance aux Indiens, à condition qu’ils mettent fin aux querelles entre les musulmans et le parti du Congrès. Gandhi s’opposa pendant longtemps à une partition de l’Inde, qu’il finit par accepter en pensant qu’elle garantirait la paix à l’intérieur.

En 1947 naquirent ainsi deux Etats : l’Inde et le Pakistan. Cette division du pays déclencha des mouvements de population puis des émeutes qui touchèrent même Calcutta, la plus grande ville de l’Inde. Gandhi observa un jeûne pour mettre fin à ces émeutes, et intervint en faveur d’une coopération pacifique entre les musulmans et les hindous. Le 13 janvier 1948, il intervint de nouveau avec succès et contraignit les Indiens à la paix.

Il fut assassiné le 30 janvier 1948 par un fanatique hindou.

La mort de Gandhi ébranla l’opinion publique et les dirigeants politiques du monde entier se déplacèrent pour assister à son enterrement. A l’Assemblée générale des Nations unies, une séance fut tenue en son honneur. Après la mort de Gandhi, les affrontements entre hindous et musulmans cessèrent enfin. Le combat non violent de Gandhi pour les droits de l’homme influença les mouvements pour les droits civiques dans le monde entier.

L’exemple le plus remarquable est celui de Martin Luther King.

Quelques citations tirées de ses conférences

« Sans doute serais-je chrétien, si les chrétiens l’étaient vingt-quatre heures par jour. »

« Prier n’est pas demander ; c’est une aspiration de l’âme… »

« Le monde est fatigué de la haine… »

Après l’assassinat de Mohandas Gandhi le 30 janvier 1948, son ami et ancien protégé Jawaharlal Nehru (alors Premier ministre d’Inde) annonce sa mort à la radio. La voix brisée par l’émotion, il rend hommage à son mentor des trente précédentes années, qui de par son autorité morale a occupé une place unique dans la lutte pour l’indépendance indienne :

Amis et camarades, la lumière nous a quitté et partout autour de nous ce n’est qu’obscurité. Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens. Notre guide bien-aimé, celui que nous appelons Bapu, le père de la nation, n’est plus. Peut-être ai-je tort de m’exprimer ainsi, mais… Nous ne le reverrons plus, comme nous l’avons vu au cours de ces nombreuses années, nous ne pourrons plus nous tourner vers lui pour demander un conseil ou chercher du réconfort. C’est là un terrible malheur, pas seulement pour moi mais pour des millions d’entre nous dans ce pays.

(Friends and comrades, the light has gone out of our lives and there is darkness everywhere, and I do not quite know what to tell you or how to say it. Our beloved leader, Bapu as we called him, the father of the nation, is no more. Perhaps I am wrong to say that, nevertheless… We will not see him again as have seen him for theses many years, we will not run to him for advice or seek solace from him and that is a terrible blow, not for me only, but for millions and millions in this country.)

Si l’Inde put proclamer son indépendance le 15 août 1947, Gandhi ne vit que partiellement récompenser la lutte de toute une vie : contre ses vœux, la partition de l’Inde et du Pakistan en deux États indépendants eut bien lieu. Les sanglantes émeutes qui déchirèrent les communautés hindoue et musulmane marquèrent les limites de la non-violence.

Durant la guerre civile (1946-1947), Gandhi tenta au péril de sa vie d’apaiser les haines, d’arbitrer le conflit et de restaurer un climat d’humanité. Il réussit par ses jeûnes à faire cesser les violences à Calcutta et New Delhi. Lorsque le gouvernement de l’Inde indépendante décida, avec l’assentiment populaire, de renier sa promesse de donner au Pakistan sa part des biens, il fit front au pays tout entier et réussit, en jeûnant, à calmer les tensions. Cela irrita profondément une partie des nationalistes hindous : l’un d’entre eux, après s’être respectueusement incliné devant lui, l’assassina lors d’une réunion de prière le 30 janvier 1948.

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La pensée de Gandhi

1. Conceptions morales et philosophiques

L’originalité et la force de conviction exceptionnelle de Gandhi repose sur une savante combinaison entre le politique, le religieux, un ascétisme et une philosophie toute personnelle. Luttant déjà simultanément sur les fronts sociaux, économiques, et politiques, Gandhi entreprit une bataille encore plus acharnée sur le plan personnel. Déterminé à s’élever vers la perfection, il tenta d’atteindre un contrôle total de son corps. Dès 1901, il se livra à des expériences audacieuses de maîtrise de soi sur le plan sexuel. Rejetant la « couardise » du célibat des religions traditionnelles, il vécut parmi ses associées féminines et se donna pour but d’explorer les limites extrêmes de la sexualité afin de démontrer qu’il était possible d’atteindre une innocence « absolue », semblable à celle des enfants.

La pensée morale et politique de Gandhi est fondée sur une métaphysique relativement simple. Pour lui, l’univers est dirigé par une Intelligence ou Principe suprême qu’il appelle satya (Vérité) ou, pour sacrifier aux conventions, Dieu. Ce principe est incarné dans tous les êtres vivants, et surtout chez les êtres humains, sous forme d’une âme ou esprit conscient de lui-même. Puisque tous les hommes participent de l’essence divine, ils sont « fondamentalement un ». Ils ne sont pas simplement égaux mais « identiques », de sorte que l’amour est la seule forme de relation acceptable entre eux. De façon positive, l’amour signifie s’inquiéter et prendre soin des autres et se dévouer tout entier à la tâche « d’essuyer toute larme de chaque œil ». De façon négative, il implique l’ahimsa ou non-violence. La pensée politique et sociale de Gandhi, y compris sa théorie du satyagraha, est toute entière une tentative d’appliquer le principe d’amour dans tous les domaines de la vie. L’État représente « la violence sous forme concentrée ». Synonyme d’obligations et d’uniformité, il sape l’esprit d’initiative et la confiance en soi, et enlève toute humanité à ses sujets.

2. Conceptions politiques et sociales

Ces conceptions ont conduit Gandhi à élaborer une utopie de la société non violente. Nécessaire à l’organisation sociale, l’État doit être structuré de manière à réduire au minimum les moyens de coercition et à laisser le plus de marge possible à l’initiative privée. Une société véritablement non violente serait constituée de manière fédérale et composée de petites communautés villageoises autonomes et relativement autarciques, s’appuyant principalement sur les pressions morales et sociales. Les policiers y seraient, par exemple, des sortes d’assistants sociaux bénéficiant de la confiance et de l’appui de la communauté locale. De même, le crime y serait traité comme une maladie, non par la punition mais par la compréhension et l’aide. L’armée disparaîtrait, la résistance passive tenant lieu de défense contre tout envahisseur. La règle du consensus remplacerait celle de la majorité non respectueuse de l’intégrité morale de la minorité.

Ce consensus devrait être obtenu par une discussion rationnelle, véritable processus d’approfondissement et d’élargissement de la conscience des participants. Dans le cas d’un impossible consensus, la majorité déciderait de la question, pour des raisons administratives et pratiques. Si un citoyen était moralement troublé par une décision de la majorité, il aurait le droit d’en être exempté et même de lui désobéir.

La résistance passive est un droit « moral »

L’abandonner, c’est perdre le respect de soi-même et son intégrité. La société non-violente se doit également d’assurer la sarvodaya, la croissance ou l’élévation de tous ses citoyens. La propriété privée dénie « l’identité » ou « l’unicité » de tous les hommes et elle est, par là, immorale. Pour Gandhi, c’est « un péché contre l’humanité » que de posséder des richesses superflues alors que d’autres ne parviennent même pas à satisfaire leurs besoins vitaux. Puisque la propriété privée existe déjà et que les hommes y sont attachés, il pensait que les riches ne devraient prendre que ce dont ils avaient besoin et garder le reste en dépôt pour la communauté. Il suggéra ensuite de forcer la mise en œuvre de ce fidéicommis par la pression sociale organisée, et même par des lois. Des impôts élevés, des droits d’héritage limités et la nationalisation sans compensation des terres et de l’industrie lourde permettraient de créer une société juste et égale.

3. Influence de la pensée de Gandhi

L’influence intellectuelle de Gandhi sur ses compatriotes fut considérable. Certains étaient séduits par la décentralisation politique et économique qu’il préconisait, d’autres par l’importance qu’il attachait à la liberté individuelle et à l’intégrité morale, d’autres encore par son satyagraha et son activisme politique. Certains spécialistes expliquent l’absence de mouvement politique véritablement radical en Inde par l’influence de Gandhi. On peut également penser qu’il est parvenu à cultiver l’esprit de non-violence et à encourager des habitudes d’autosuffisance collective, tout en établissant les fondations d’un gouvernement démocratique stable. Les idées de Gandhi se sont également fortement répandues hors de l’Inde, inspirant les mouvements non violents, communautaires et de retour à la nature caractéristiques des hippies des années 1960-1970 en particulier.

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