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Les Carpates

Carpates

La chaîne des Carpates (ou Karpates) appartient au système alpin et a connu plusieurs séries de plissements s’échelonnant de la fin du secondaire jusqu’à la fin du tertiaire. Sa structure se compose de nappes de charriage au milieu desquelles court une zone axiale constituée de roches cristallines, fragmentée en trois tronçons (Tatras, Maramures, Alpes de Transylvanie).

Géologie et géographie des Carpates

Sur la zone externe des Carpates, une roche peu résistante, le flysch, alterne avec le calcaire, lequel constitue de hautes surfaces érodées que terminent des cimes acérées. À la fin du tertiaire, des bassins d’effondrement se forment et des phénomènes volcaniques se produisent, que l’on retrouve de massif en massif, aussi bien dans les monts Métallifères de Slovaquie que dans le massif d’Harghita en Roumanie. D’ouest en est, on rencontre les Petites Carpates (761 m), les monts Neutra (1 364 m), les Tatras (2 663 m), les Carpates de l’Est (1 907 m) et les Alpes de Transylvanie (2 544 m).

Au cœur de l’Europe, la chaîne de montagnes des Carpates, formée au tertiaire, s’étale de Vienne aux Portes de Fer sur plus de 1 500 km, suivant la forme d’un arc dont la corde serait le Danube. À l’ouest, les Carpates (ou Karpates) sont prolongées par les Alpes; au sud-est, elles rejoignent les Balkans. Elles contournent par le nord la dépression de Pannonie. Leur altitude moyenne est de 900 m, avec des sommets culminant à plus de 2 500 m.

La géographie physiques des Carpates

Les Carpates sont percées par de nombreux cols qui facilitent les échanges entre les vallées, au fond desquelles coulent, au sud, les affluents du Danube; au nord, la Vistule; à l’est, le Dniestr, le Siret et le Prut. De climat continental, les Carpates sont couvertes de forêts essentiellement composées de hêtres, de chênes et de résineux. Au-dessus, on trouve une pelouse alpine, dont l’enneigement peut durer de trois à six mois.

Le berceau du monde slave

Au cours de l’histoire, par leur situation et leur relief, les Carpates ont constitué des barrières linguistiques; ainsi, les monts Tatras ont longtemps séparé Slovaques et Polonais. Elles furent aussi un refuge face aux envahisseurs. Dans la partie roumaine, des populations daces ont survécu à la conquête romaine. Au Ve s., les montagnes voient passer les Goths et les Huns. Le versant nord semble être le berceau du monde slave, à partir duquel, au VIIe s., les populations se dispersent vers la Pologne, la Russie, la plaine danubienne et les Balkans. Lors de l’invasion de l’Europe par les Turcs, ces montagnes seront, avec l’Albanie, un des hauts lieux de la résistance chrétienne.

Les princes de ces régions tiendront tête à l’envahisseur. Parmi eux, on retrouve un personnage célèbre et fantastique: Dracula ou Vlad Tepes de Valachie, dit l’Empaleur. Sa cruauté à l’égard de ses captifs inspirera la légende du vampire. Après l’épopée turque, les Carpates connaîtront la domination de la maison de Habsbourg. En 1919, le démembrement de l’Empire austro-hongrois assure définitivement le partage de cette chaîne entre la Roumanie, l’Ukraine, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie.

Le défrichage des hautes terres a été effectué par des populations nomades ou semi-nomades, qui peu à peu se sont installées dans les vallées et les plaines de Transylvanie. Ces populations se déplaçaient en suivant fleuves et rivières, et vivaient surtout d’élevage. Ensuite, elles exploitèrent les richesses naturelles: forêts (artisanat du bois), mines d’or et d’argent, déjà connues du temps des Grecs et des Germains. La vie pastorale fut intense jusqu’à l’entre-deux-guerres. Les paysans vivaient de manière autarcique, au fond de leurs vallées. Là se développèrent les particularismes ethniques et folkloriques, autour de bourgades constituées par des forteresses et des marchés.

Le renouveau des Carpates

Le XXe s. inaugure l’exploitation industrielle des forêts (pâte à papier). À partir de 1946, bien qu’en diminution, la vie pastorale se collectivise. On crée des centres laitiers dans les alpages. Des mines de fer, de cuivre, de bauxite, de manganèse, de chrome s’ouvrent. Les gisements de charbon et de lignite sont exploités, ainsi que le pétrole et le gaz naturel de Transylvanie. À partir de 1950, le potentiel d’énergie hydroélectrique permet l’installation de centres sidérurgiques et d’industries chimiques dans les vallées slovaques et roumaines. Enfin, le tourisme et le thermalisme font leur apparition. Dans la région polonaise, on rencontre surtout bergers et bûcherons.

En Hongrie se sont implantés de gros centres industriels (Nógrád, Borsod, Miskolc); des centres de transit en Ukraine (chemin de fer, pipe-line, etc.); en Slovaquie, l’industrialisation des vallées a bouleversé l’économie rurale.

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