Casamance
Casamance

La Casamance

Région du sud du Sénégal, la Casamance est comprise entre l’enclave de la Gambie au nord et la frontière de la Guinée-Bissau au sud.

Casamance - vue aérienne
Casamance – vue aérienne

Géographie de la Casamance

La région de la Casamance, d’une superficie de près de plus de 30 000 km2, porte le nom du fleuve long de 300 km qui la traverse. La région connaît un climat de type tropical humide et une longue saison de pluie. « Cœur vert » du Sénégal, sa végétation est variée et abondante (savane, forêts, cocoteraies, etc.). La basse vallée du fleuve est constituée d’un long et étroit estuaire aux rivages bordés de mangroves.

Région de métissages tant culturel, religieux qu’architectural, la Casamance est principalement peuplée de Diola et de groupes ethniques qui leur sont assimilés (Floup, Diamate, Mandjak, Balante). La sécheresse sévissant dans le reste du Sénégal a fait affluer des Wolof, cultivateurs de l’arachide, vers les riches terres de la région, suscitant des revendications indépendantistes soutenues par une guérilla très active. Le parc national de Basse-Casamance, d’une superficie de 4 000 ha, abrite 52 espèces de mammifères (panthère, serval, mangouste, loutre, buffle, hippopotame, cob de Buffon, guib, céphalophe, chimpanzé) et des animaux rares (lamantin, oryctérope). La capitale de la région est Ziguinchor, située sur le fleuve Casamance.

La zone du fleuve Casamance est peuplée dès le xive siècle par des Diola, chassés du Mali par les Mandingues. Au xve siècle, la région n’est pas épargnée par la colonisation portugaise de l’Afrique orientale et l’installation de comptoirs, notamment à Ziguinchor. L’esclavage, l’arachide et le caoutchouc deviennent les principaux intérêts économiques de ce territoire et au XIXe siècle les Français s’y installent également créant le comptoir de Karabane, puis celui de Sedhiou.

Au cours de cette période, les Mandingues s’opposent violemment aux colonisateurs.

En 1907 Ziguinchor, devenue française, est promue capitale de la Casamance supplantant ainsi Karabane. Depuis leur première insurrection de 1857, les Diola n’ont cessé de résister aux forces coloniales jusqu’à l’indépendance du Sénégal. La Casamance est aujourd’hui déchirée par les actions terroristes des séparatistes.

casamance-paysage
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Partir en Casamance

La Casamance, autrefois, constituait à elle seule une destination touristique riche en découvertes.

La prudence reste de mise lorsque les voyageurs se rendent en Casamance. La zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance, demeure accessible aux visiteurs mais elle reste une région à risque.

Le pays, qui tient son nom du fleuve Casamance, est une des plus originales des régions du fait de la spécificité de ses paysages et de ses sociétés. Longue bande de terres d’environ 40 km de large, le terroir s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres d’ouest en est. Bordé au nord par la Gambie et au sud par la Guinée Bissau, il s’ouvre sur l’Atlantique par le majestueux delta du fleuve.

Ainsi, au fil de ses méandres et de ses innombrables bolongs, la Casamance irrigue la région sur plus de 300 km faisant de cette terre le grenier céréalier du Sénégal. Par opposition au reste du pays, la Casamance offre la richesse de la mosaïque perpétuellement renouvelée de ses paysages. Savane, brousse, forêts majestueuses, cocoteraies bruissant sous la brise océane, la succession est infinie… Chacune des essences tropicales y est alternativement présente, imposants baobabs, palétuviers aux racines multiples, flamboyants éclatants, palmeraies ondoyantes, bougainvillées chatoyantes, eucalyptus odorants et le plus majestueux d’entre tous, le fromager dont les ramifications terrestres tourmentées atteignent parfois plus de deux mètres d’épaisseur.

Sur la côte de Casamance, les plages de sable fin s’étendent à l’infini de la Gambie au Cap Skirring considéré comme l’une des plus belles plages d’Afrique de l’ouest. L’ensoleillement exceptionnel, la mer chaude et les équipements hôteliers disséminés à l’intérieur des cocoteraies bordant les plages font de cette région le paradis de vos vacances au Sénégal. Un paradis de la pêche également avec les innombrables capitaines, barracudas, tarpons et autres espèces qui font de l’embouchure de la Casamance un lieu de rêve pour toutes les pêches, au gros, au lancer, à la palangrotte.

La découverte de l’intérieur du pays commence avec celle du Delta, l’une des régions les plus attachantes où, au hasard d’excursions en pirogue, vous irez d’île en île ou sous le vol calme et serein des colonies de pélicans. Une escale s’impose à Karabane, petite île historique nichée à l’entrée de l’estuaire de la Casamance. De vieilles ruines y subsistent dont une typique église bretonne et un ancien cimetière, vestige de la période coloniale.

Plus en amont sur le fleuve Ziguinchor, capitale de la région du même nom, est sans doute l’une des villes les plus africaines du Sénégal. Ceinturée de forêts, elle s’est édifiée à l’abri d’une vaste palmeraie. De longues maisons basses à colonnades y semblent endormies depuis un siècle tandis que le village artisanal, animé, et haut en couleurs, devient tout à coup fête, lorsque les marchandes de vannerie, de cotonnade ou de fruits abandonnent leurs échoppes pour se mettre à danser.

Casamance - carte
Casamance – carte

Mais le sud du Sénégal est avant tout région agricole où l’abondance d’eau alliée aux techniques ancestrales d’irrigation et de dessalement des marigots ont permis de développer de façon importante les cultures du riz, du maïs et de l’arachide.

Terre de tradition, la Casamance est composée de nombreuses ethnies. A l’ouest, les Balantes, Mandjakes et les Diolas, animistes, fidèles à leurs croyances ancestrales qui ont su préserver un. système de société égalitaire fondée sur la base du regroupement familial. Leurs habitations, cases à impluvium, constituent une originalité en Afrique avec leur imposante architecture circulaire et leurs toits en forme d’entonnoir permettant de recueillir l’eau de pluie qui sera stockée pour la saison sèche. A l’est principalement, les Mandingues, ethnie issue de guerriers conquérants, musulmans, féticheurs qui se sont établis en Haute-Casamance.

La meilleure saison pour visiter la Casamance se situe de novembre à juin, mais c’est toute l’année que vous découvrirez le caractère accueillant de ses habitants à travers les nombreuses fêtes qui jalonnent leur vie quotidienne : le «zulane» fête du Roi d’Oussouye, le «zumebel», lutte des jeunes filles du village, le «Futampaf», initiation des adolescents, le «Beweng» et l’«Ufulung Dyendena», célébration de la récolte…

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