La mer d’Aral

Mer d'Aral

Alimentée par les fleuves Syr-Daria et Amou-Daria, la mer d’Aral est d’une superficie qui varie selon les dates et les auteurs: entre 64 460 et 67 820 km². Elle s’étend sur 428 km selon un axe nord-sud, et sur 284 km d’ouest en est.

Géographie et histoire de la mer d’Aral

Mer intérieure, partagée entre les républiques du Kazakhstan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan, la mer d’Aral est située à l’est de la mer Caspienne, entre 53° et 56° de latitude nord et entre 58° et 62° de longitude ouest. Les îles et îlots ont une superficie totale de 2 345 km². L’île principale porte le nom de Kokaral.

Aujourd’hui divisée en deux plans d’eau distincts – au sud la Grande Mer (Bolchoïé) et au nord la Petite Mer (Maloïé) –, la mer d’Aral a perdu 60 % de son volume naturel. À ce jour, son assèchement partiel est l’une des plus importantes catastrophes écologiques mondiales.

Historique

Durant la dernière période glaciaire, le bassin de l’Aral communiquait avec la mer Caspienne par le paléochenal d’Ouzboï, qui traverse le désert de Karakoum. En 1960, la mer d’Aral était le quatrième grand lac du monde en superficie. En trente ans, elle a perdu 650 km³ d’eau, alors que son volume naturel était de 1 100 km³. Cette désertification est le résultat du développement extensif des surfaces irriguées par les fleuves l’alimentant naturellement. L’épuisement des ressources en eau est la conséquence de l’extension excessive de la culture du coton, essentiellement, et du riz.

En 1990, le niveau de la mer abaissé de 14 m par rapport à 1960, tandis que la surface initiale s’est réduite de 40 %. Dans la seule année 1989, malgré des conditions climatiques favorables, le niveau de la mer d’Aral a baissé de 70 cm.

Le problème écologique de la mer d’Aral

Les conséquences écologiques sont multiples. Premièrement, on assiste à une augmentation importante de la salinité. Celle-ci est passée de 10,5 g/l à 29 g/l et ne cesse de s’accroître. Dans ces conditions extrêmes, la pêche industrielle, qui produisait entre 40 000 et 50 000 tonnes de poissons, a tout simplement disparu dès 1979. 20 % seulement des espèces animales subsistent. Par ailleurs, il a été enregistré une augmentation de l’amplitude saisonnière. Il apparaît probable que les modifications climatiques poseraient, à court terme, des problèmes pour la culture locale du coton. Troisièmement, l’intensification de l’activité agricole génère une pollution par engrais chimiques, pesticides et défoliants des eaux du Syr-Daria et de l’Amou-Daria. Ces deux fleuves sont aussi la seule source d’alimentation en eau potable et en eau d’irrigation.

Dans une région où la population dépasse 3 millions d’habitants, certaines agglomérations anciennement côtières sont aujourd’hui, à la suite du retrait des eaux, à plusieurs dizaines de kilomètres de la mer. La commune d’Aralsk, qui vivait de la pêche et de ses chantiers navals, aujourd’hui abandonnée, donne la mesure des bouleversements économiques entraînés par cette désertification. Parallèlement, le volume global de la production agricole a plus que quadruplé en trente ans.

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