photo - urbain affiche dechiree
Panama
Panama

Le Panama

Reliant l’Amérique du Sud à l’Amérique centrale, le Panama est un pays situé sur l’isthme .
Le territoire est coupé dans sa longueur par plusieurs chaînes montagneuses. La sierra de Tabasará pénètre dans le pays par l’ouest.

Sa capitale est Panamá.

Panama - Photo de nuit
Panama – Photo de nuit

Voyage au Panama

Le Panama est divisé en neuf provinces et un territoire spécial, Comarca de San Blas.

La capitale, Panamá, compte 813 097 habitants (1 173 000 habitants avec l’agglomération), suivie par Colón (198 551 habitants), à l’extrémité nord du canal de Panamá, et David (138 241 habitants), ville agricole située près de la frontière du Costa Rica.

La langue officielle est l’espagnol mais l’anglais est également très employé. Environ 84 p. 100 de la population est catholique. La constitution ne prévoit pas explicitement la séparation de l’Église et de l’État mais garantit la liberté de religion.

La culture panaméenne est un mélange de traditions espagnoles, africaines, amérindiennes et nord-américaines. Le carnaval, qui se tient pendant les quatre jours précédant le carême, est l’occasion de faire revivre ces traditions populaires. On y danse notamment le tamborito, accompagné de claquements de mains et de tambourins, et la cumbia, qui est d’origine africaine.

La musique traditionnelle du Panamá mêle des influences espagnoles, amérindiennes et africaines, comme en témoigne cet extrait d’une tuna, procession musicale organisée lors des festivals, notamment durant le carnaval. Les voix, pour la plupart féminines, répondent en chœur à un appel, accompagnées par un groupe de percussionnistes.

Le site archéologique de Coclé, situé au sud-ouest du canal de Panamá, a livré de très beaux objets (dont des bijoux en or parfois incrustés de pierres précieuses et semi-précieuses), dont certains remontent à 800 apr. J.-C. Le musée de l’Homme, fondé dans la ville de Panamá en 1976, abrite une belle collection d’objets archéologiques et ethnologiques.

Panama sur la carte du monde
Panama sur la carte du monde

Géographie du Panama

La superficie du Panamá est de 75 517 km². Son altitude moyenne est de 1 525 m, et son plus haut sommet, le Barú, un volcan éteint, atteint 3 475 m. À l’est du canal, la cordillère de San Blas et la serranía del Darién, plus basses, ont une altitude moyenne de 915 m environ et sont presque entièrement situées à l’intérieur du pays. La région comprise entre les deux systèmes montagneux est formée de collines de 100 à 450 m de hauteur, de vallées fertiles bien arrosées et de plaines.

Elle est entièrement couverte de forêts touffues et surmontée de crêtes, d’arêtes et, par endroits, de plaines et de hauts plateaux. Depuis les deux chaînes se déversent environ 325 rivières et cours d’eaux qui rejoignent le Pacifique et 150 qui descendent jusqu’à la mer des Caraïbes. Le principal fleuve est le Tuira, qui se jette dans le golfe de San Miguel, sur la côte pacifique. Un autre grand fleuve, le Chagres, qui prend sa source dans le centre du pays, a été barré pour former le lac Gatún, qui communique avec le canal de Panama.

La bande étroite (90 km au minimum) que forme le Panama s’élargit au centre sud dans la péninsule d’Azuero, qui ferme le golfe de Panamá. Celui-ci abrite l’archipel des Perles, qui est constitué de 100 petites îles d’une superficie totale de 1 165 km2.

Climat panaméen

Le Panamá jouit d’un climat tropical avec des températures moyennes annuelles allant de 23° à 27 °C dans les régions côtières. Dans l’intérieur, à haute altitude, la température moyenne est de 19 °C. La saison des pluies dure d’avril à décembre. Sur la côte de la mer des Caraïbes, les précipitations annuelles sont de 2 970 mm ; elles sont d’environ 1 650 mm sur la façade pacifique.

La faune et la flore au Panama

La végétation du Panamá varie avec la pluviométrie. Le versant caraïbe et l’est du pays sont couverts d’une forêt vierge tropicale, sous laquelle se trouve une végétation luxuriante composée de joncs, de fleurs tropicales et d’une grande diversité de graminées sauvages. Le versant pacifique, au climat plus sec, est couvert d’une végétation relativement clairsemée avec des forêts décidues et des savanes. Plus de 2 000 espèces de plantes tropicales ont été répertoriées.

La faune panaméenne comprend la plupart des espèces d’Amérique du Sud, dont le puma, l’armadillo, l’ocelot, le fourmilier, le singe-araignée, le paresseux et le cerf. Les principaux reptiles sont l’alligator, le crocodile et divers serpents. Les oiseaux tropicaux abondent, de même que les canards et d’autres oiseaux migrateurs que l’on retrouve en Amérique du Nord. Les espèces de poissons sont également nombreuses.

Nature et économie

Environ 8 p. 100 du territoire panaméen est consacré à l’agriculture. Les principales cultures sont la banane, la banane plantain, la canne à sucre, le riz, le maïs et le café. La forêt panaméenne produit divers types de bois, en particulier de l’acajou. Les importantes réserves forestières du pays sont pratiquement inexploitées en raison d’une mauvaise infrastructure routière. De grandes plantations, généralement dirigées par des sociétés nord-américaines, produisent des bananes, de la canne à sucre et du cacao.

Le Panamá produit de petites quantités d’or et d’argent et exploite du sel le long de la côte du Pacifique. La plupart des produits manufacturés, tels que le ciment, les cigarettes, les chaussures, les vêtements, le savon, les produits alimentaires et les boissons alcooliques, sont destinés au marché local. Les produits pétroliers sont raffinés surtout pour l’exportation.

Carte du Panama

Pour vos voyages

Le Panamá dispose de 11 643 km de routes, y compris une section de la route panaméricaine qui s’arrête, à l’est, juste avant la frontière colombienne. Le pays est également desservi par 450 km de voies ferrées. La principale ligne de chemin de fer traverse l’isthme depuis Cristóbal jusqu’à Panamá. Les principaux ports du pays sont Balboa, Cristóbal, Bocas del Toro, Almirante et Puerto Armuelles. La flotte marchande panaméenne est l’une des plus importantes du monde, bien qu’un grand nombre des navires qui y sont enregistrés appartiennent à des compagnies étrangères et ont des équipages étrangers. Un aéroport international se trouve près de Panamá.

Durant vos vacances au Panama vous ne manquerez pas de remarquer la beauté des pleine fertiles et des vallées du pays. Le relief du Panamá se caractérise par la présence de nombreuses chaînes montagneuses, dont la sierra de Tabasará à l’ouest du canal et la cordillère de San Blas, à l’est. Entre ces deux systèmes montagneux, s’étend une région de 100 à 450 m d’altitude formée de vallées et de plaines fertiles. Environ 20 p. 100 (2007) du territoire panaméen est protégé.

À l’extrémité du canal de Panamá s’élève la capitale panaméenne, principal centre industriel et commercial du pays.

A visiter également : le Port de Cristóbal

Les équipements portuaires de Cristóbal témoignent du rôle essentiel que joue le commerce mondial dans l’économie panaméenne. Depuis l’époque coloniale, Panama constitue un carrefour commercial entre les océans Atlantique et Pacifique, et entre les Amériques du Sud et du Nord. Aujourd’hui, les installations portuaires les plus modernes du pays équipent le canal à Balboa, côté Pacifique, et à Cristóbal, sur l’océan Atlantique. Le port de Cristóbal s’est modernisé dans les années quatre-vingt, pour devenir un port de commerce capable d’accueillir des chargements importants en stockage, ou pour un transbordement ultérieur. La zone franche de Colón, près de Cristóbal, est la deuxième zone de libre commerce au monde, après Hong Kong.

Histoire de Panama

L’histoire du Panamá a été grandement influencée par la position stratégique de cet isthme étroit qui relie l‘Amérique du Nord à l’Amérique du Sud et sépare l’océan Pacifique de l’océan Atlantique. Les Cunas, les Chocos et les Guaymis sont quelques-unes des tribus indigènes qui occupent la région avant l’arrivée des Européens. Ces civilisations n’étaient peut-être pas aussi avancées que celles des Mayas ou des Incas, mais il se peut qu’elles aient subi l’influence de celles-ci.

L’explorateur Rodrigo de Bastidas débarque sur le territoire en 1501 et, l’année suivante, Christophe Colomb revendique le Panamá au nom de l’Espagne. Le Panamá sert dès lors de base au transport maritime des minéraux, des métaux précieux et des trésors en provenance du Pérou et acheminés vers l’Espagne par un axe traversant le pays d’un océan à l’autre, de Panamá au port de Nombre de Dios, sur l’Atlantique.

Dépendant de la vice-royauté du Pérou, le Panamá est intégré à la Nouvelle-Grenade au début du xviie siècle et reste sous domination espagnole jusqu’en 1821. La Nouvelle-Grenade est alors rattachée à la République de Grande-Colombie, créée sous l’égide de Simón Bolívar. En 1826, Bolívar réunit les gouvernements des cinq États de la Grande-Colombie, à Panamá, lors du congrès panaméricain, afin de construire avec eux l’unité du continent sud-américain. Il meurt cependant en 1830, avant d’avoir consolidé cette unification.

Canal du Panama et indépendance

En 1855, les Américains achèvent la construction d’une voie ferrée qui traverse le Panamá d’un océan à l’autre. Les Espagnols ont l’idée de construire un canal pour relier les deux océans, mais c’est un Français, Ferdinand de Lesseps, qui, en 1880, réalise finalement la première tentative avec la Compagnie universelle du canal interocéanique. Les travaux sont cependant interrompus neuf ans plus tard en raison d’un grave scandale politico-financier qui secoue la IIIe République française, l’affaire de Panamá. En 1903, la Colombie refuse aux États-Unis le droit d’achever le canal. En réaction, les États-Unis incitent le Panamá à se soulever. Le 3 novembre de cette même année, la Colombie doit consentir à la création de la république du Panamá. Des troupes américaines sont envoyées pour soutenir le nouveau gouvernement panaméen et, dès le 18 novembre, les droits du canal sont vendus aux États-Unis.

Le canal est achevé en 1914, et devient un passage obligé pour les bâtiments naviguant entre les océans Atlantique et Pacifique, leur évitant le long, et souvent périlleux, voyage autour du cap Horn, à la pointe de l’Amérique du Sud. Les États-Unis contrôlent le canal, et la plupart des postes de direction sont confiés à des citoyens américains.