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Grande-Bretagne
Grande-Bretagne

Histoire de la Grande Bretagne

Pendant plusieurs siècles, la Grande Bretagne est divisée en plusieurs royaumes qui n’ont de cesse de se battre les uns contre les autres.De la colonisation romaine après la guerre des gaules (Ier siècle avant JC) les îles britanniques héritent de villes, de routes et de magnifiques bains publics.

Drapeau Royaume-Uni de Grande Bretagne
Drapeau Royaume-Uni de Grande Bretagne

La suprématie normande sur l’Anleterre

Vers le milieu du Ve siècle, les îles (qui ne sont pas encore la « Grande-Bretagne« ) doivent faire face à des invasions tribales et aux attaques germaniques.

Les premiers immigrants sont accueillis par un chef britannique pour défendre son royaume contre les hordes pictes et écossaises. Ces mercenaires sont originaires des trois tribus venus des rivages de l’Allemagne :

  • Les Angles
  • Les Saxons
  • Les Jutes

Au bout de quelques années, ils ont fini de renverser l’ordre existant.

La première tentative d’unification est à mettre au crédit du royaume du Wessex qui avait défendi les rivages britanniques contre les invasions danoises et vikings du IXe siècle. C’est à partir de ce moment que l’on peut véritablement parler d’Angleterre. La suprématie des anglais ne va pourtant pas durer !

En 1066, un certain Guillaume le Conquérant envahit les îles britanniques : l’aristocratie franque va dominer le pays pendant plusieurs siècles et y introduire le féodalisme. Suite à l’invasion normande, l’Angleterre est davantage influencée par le monde méditerranéen que par l’univers scandinave. De nombreux éléments de culture latine, oubliés lors des invasions germaniques, sont réintroduits sous l’impulsion des Francs.

Les Anglo-Normands donne finalement naissance à une dynastie britannique : les Plantagenêt. La couronne s’empare de certaine ville du continent européen et domine le royaume franc pendant un siècle et manque de peu d’en prendre le contrôle(guerre de cent ans). Un siècle plus tard, les deux branches de la lignée se déchirent en une guerre intestine pour savoir qui, des York ou des Lancastre, s’emparera du pouvoir. Lorsque en 1485, Henri Tudor, comte de Richmond, devient roi, laissant Richard III , un York, mort sur le champ de bataille, personne n’imagine que la dynastie Tudor perdurera pendant plus d’un siècle.

Grande-Bretagne
Grande-Bretagne

L’Angleterre : un royaume original

Elisabeth Iere (1558-1603) est sans doute le plus compétent des monarques donnés par les Tudor. Malgré l’humiliation des décennies précédentes, la paralysie politique, la souveraine va faire entrer l’Angleterre dans une ère extraordinaire qui va durer deux siècles elle renforcera la religion réformée anglicane. Durant cette période, le pays va faire d’importants progrès artistique et intellectuels et amorcer une phase d’exploration et de colonisation. La mort de la « reine vierge » laisse la Grande Bretagne orpheline. Sans descendant direct, le parlement couronne son plus proche parent : Jacques VI d’Ecosse qui devient le roi Jacques Ier d’Angleterre (1603-1625).

Avec lui naît la dynastie des Stuart. Une dynastie peu chanceuse ! Charles Ier est écrasé lors d’une guerre civile menée par le Parlement. Il finit exécuté. Quatre décennies plus tard, son descendant Jacques II est lui aussi renversé lors de la « Glorieuse révolution » en 1688. Malgré ce climat politique peu favorable, l’Angleterre s’unit à l’Ecosse en 1707 : la Grande-Bretagne est née ! Elle va se forger une identité autour du protestantisme et du parlementarisme.

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L’empire Britannique

Le commerce et le contrôle des mers deviennent vite les points fort de l’empire britannique. Leurs Redcoats (les soldats) sont de toutes les guerres importantes que la Grande-Bretagne mènent entre le XVIIIe et le XIX siècles. Ces conflits contribuent à étendre son empire colonial, notamment le Guerre de sept ans et les guerres napoléoniennes.

En 1820, la population de l’empire atteint 200 millions d’habitants : 26 % de la population mondiale. Ces colonies contribuent à augmenter le prestige et la puissance tant de la couronne que du Royaume-Uni.

L’ère victorienne est une période de confiance voire d’arrogance, en tout cas pour les classes les plus aisées. Le pays est alors dirigé par des gouvernements efficaces et stables notamment ceux de Gladstone et Disraeli. A cette époque, l’empire s’étendant de l’Australie a la Nouvelle-Zélande en passant par l’Inde, et recouvre une grande partie de l’Afrique ainsi que le Canada. La reine Victoria est alors à la tête d’un empire où le « soleil ne se couche jamais ». Cet épisode prospère n’a qu’un temps. Jusque là, la Grande-Bretagne souffre moins que les autres puissances : elle jouit d’une bonne santé économique, d’un climat social détendu et d’un environnement politique stable.

La fin d’un empire

La Première Guerre Mondiale va venir bouleverser cet équilibre. Elle provoque de nombreux changements tant sociaux qu’économiques. Les industries qui avaient fait la réussite de la Grande-Bretagne durant la Révolution industrielle – production textile, extraction minière, construction navale deviennent moins attractives voire obsolètes. Durant l’entre deux guerres, le Royaume-Uni peine à développer les nouvelles industries manufacturières : la chimie, l’électronique, l’automobile ! Sa politique étrangère se focalise sur la réhabilitation de l’Allemagne tandis qu’en politique intérieur, il institutionnalise le socialisme pour répondre aux attentes de la population.

Ces politiques sont souvent menées en désaccord avec la France jusqu’à la rupture des deux alliés. La Grande-Bretagne sort gagnante de la seconde Guerre Mondiale. Elle est cependant ruinée et affaiblie : en 1950 c’est le début d’une ère de décolonisation. Bien que les Britanniques conservent un bon niveau de vie, l’économie du pays réalise de bien piètres performances dans les années 1960 et 1970.

Margaret Thatcher (1979-1990) décide de mettre fin au socialisme grâce, entre autres, à une série de mesures qui visent à privatiser pratiquement tous les secteurs industriels nationalisés par le parti Travailliste. En 1997, Blair est élu aux élections générales en promettant « une gestion conforme aux idées du nouveau parti Travailliste ». Le gouvernement pérennise certaines des politiques étrangères menées par Margaret Thatcher mais instaure parallèlement des réformes économiques qu’il avait promises dans son manifeste.

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