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Parc du Kalahari

Kalahari-Desert

Second désert africain par l’étendue, le Kalahari se situe entre les bassins de la Rivière Orange et du Zambèze. Zone humide (influence océanique) et semi-désertique, maquis bas épineux (le busch), marécages ; zone de dunes sahariennes ; zone irriguée arrosée par le seul cours d’eau permanent (Nossob) parallèle à la vallée de la rivière Orange ; ce « Kalahari vert » correspond au Parc National du Kalahari Transfontier (qui a repris son nom régional, Kgalagdi, qui signifie « grande soif »).

Voyage au coeur du Parc du Kalahari

Ap. J.-C.1931 création du Parc pour la partie de l’Afrique du Sud (environ 10 000 km2). 1938 Création ds la partie Sud du Botswana (28 000 km2) ; parc sans frontière. 1999 accord passé entre les 2 pays pour fusionner leurs 2 parcs mitoyens, le Kalahari Gemsbok National Park (Afrique du Sud) et le Mabuasehube Gemsbok National Park (Botswana). Total 37 999 km2. C’est l’un des + grds espaces de parc protégé en Afrique, en liberté totale d’évolution et de migration.

Le parc de Kalahari est visitable sur 9 591 km2 dans le triangle Afrique du Sud coincé entre Namibie et Botswana.

Cours d’eau, N./S. : le Nossob le + important (jusqu’à 500 m large), et l’Auob (à caractère intermittent) ; cours parallèles se rejoignent à l’entrée S. du Parc (Sameioeling) ; la + grde partie de la faune se tient près des cours d’eau.

Superficie d’env. 500 000 km2 en grande partie sur le Botswana, puis en Afrique du Sud, effleurements en Namibie et Angola. Territoire des Bochmans, 1ers occupants Afrique Australe : auteurs des peintures rupestres, mais leur culture relève de la tradition orale. Ils vivent par petits groupes de chasseurs nomades ds le Kalahari (assimilation par les Bantous).

Climat : l’hiver (juin/juil.) ensoleillé et nuits froides ; août très éventé ; sept./oct., saison de pluies modérées ; été ascendant en nov., stabilisé jusqu’à 45°, redescend en avril/mai.
Circulation : 2 routes suivant le cours des 2 rivières. 2 axes de visite : Camp de Twee Rivieten au Camp de Nossob (3 h ½ de voiture) et l’autre, jusqu’à Mata-Mata (2 h ½) sur l’Aubo ; observation des animaux favorisée, mais conditions strictes (interdit de descendre de voiture hors des aires), vitesse max. 50 km/h. Pour la partie E. (Botswana), piste terre 4×4.

Flore, sauf dans les zones dunaires de type Sahara, le semi-désert broussailleux domine ; acacias de toutes tailles le long des 2 rivières du Kalahari Vert.

Faune : aucune barrière ne limite les frontières du Parc National ; la stabilité des statistiques prouve que les animaux se sentent en sécurité. Pas de girafes, zèbres, rhinocéros ou éléphants (pas assez d’eau) ; majorité grds prédateurs : lions à crinière noire (estimés à 450), guépards (200), léopards (150), hyènes (800) ; et aussi lycaons, chacals, renards du Cap. Grde variété d’herbivores dont les gemsboks (htes cornes droites), les gnous, springboks, élans du Cap, bubales ; serpents souvent venimeux (et leur prédateur la mangouste) ; insectes, scorpions (énormes). Oiseaux nombreux : 215 variétés répertoriées ds le Parc, surtout oiseaux de proie (vautours, plusieurs variétés d’aigles) et aussi l’outarde.

Visite du Parc de kalahari

Une dizaine de localités le long des vallée au départ du Camp de Twee Rivieren : villages et même petites villes dont il y a peu de choses à dire ; fermes isolées d’Européens, réputés pour leur accueil cordial et différentes formules d’hébergement. Mais les camps d’accueil et de ravitaillement gérés par le Parc, hébergement, espace camping pour les visiteurs munis de matériel, cabanes de roseaux (mais confort intérieur), bungalows rustiques sur pilotis (communiquant par passerelles), sont les + adaptés à l’observation des animaux et à la découverte du Parc.

Prestations diverses : guides, lodges d’observation des grds fauves, itinéraires… Pistes non goudronnées à vitesse limitée, aires de pique-nique ou d’observation : tout est prévu pour se fondre ds la nature en troublant le moins possible les animaux qui ne paraissent pas effrayés par les voitures.

Visiter les environs de Kalahari

.La Cité Perdue (Lost City) : depuis plus d’un siècle ce mythe est devenu l’Atlantide africaine. L’Américain Farini, le 1er, fit une communication en 1885 à caractère scientifique sur sa prétendue découverte (en réalité il capturait des Bushmen pour les exhiber dans des foires en Europe. Aujourd’hui la cité n’est plus une cité et elle n’est plus perdue car accessible en 4×4 ; mais la visite vaut le voyage. Située à l’Ouest. du Parc, à la frontière de la Namibie (accès par Andries Vale au S. du Parc). Le parcours acrobatique (dunes, marécages asséchés) est déjà une attraction à lui tout seul. La Cité Perdue est un phénomène érosif présentant des alignements et murailles d’une grde ressemblance avec les colonnes d’un temple ou les murs d’une cité.

Les Bushmen ont fait au XIX° s. l’objet d’une lamentable dérive coloniale : ils étaient réputés, d’après les récits des explorateurs et voyageurs, le peuple indigène le + proche de l’Âge de Pierre. Des aventuriers les capturaient pour les montrer ds des cirques comme attraction (à l’Exposition Coloniale de Paris 1931, on exhiba encore une pauvre fille callipyge ds un enclos).

Image - Cartes - Photos : Par De Kalahari -