Castres
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Castres

Chef-lieu d’arrondissement du Tarn, Castres se trouve sur l’Agout, au contact de l’Albigeois et du Sidobre; Avec plus de 45 000 habitants (Castrais), la ville offre un marché agricole, des industries mécanique, textile (laines, draps) et pharmaceutique, tanneries, teintureries, papeteries …

Histoire de Castres

La ville de Castres naquit à la suite de la fondation, en 647, d’une abbaye bénédictine sur l’emplacement d’un ancien camp romain. Castres devint une étape importante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle parce que sa basilique, élevée à la fin du IXe siècle, abritait les reliques de saint Vincent, évangélisateur de l’Espagne. Malgré le déclin de son abbaye, qui passa, à partir de 1074 sous l’autorité de Saint-Victor de Marseille, Castres obtint des vicomtes d’Albi l’autonomie communale (XIIe siècle). Elle fut alors gérée par un collège de consuls.

La cité entra dans la mouvance royale, par inféodation à la famille des Montfort en 1229. En 1317, le pape Jean XXII fit de Castres le siège d’un évêché. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, la ville, éprouvée par la peste de 1347-1348 puis par les ravages du Prince Noir et des Grandes Compagnies, entra dans une phase de déclin. Elle ne comptait plus que 4 000 habitants vers 1375, soit deux fois moins qu’au siècle précédent.

Intégrée définitivement au domaine royal en 1519, Castres adhéra à la Réforme vers 1560 et devint, dès 1563, une place forte huguenote. C’était l’une des plus importantes du Languedoc. Henri de Navarre, le futur Henri IV y séjourna en 1585. La ville fut finalement soumise par les troupes de Louis XIII en 1629 et Richelieu vint en personne surveiller le démantèlement de ses fortifications.

Au lendemain des guerres de Religion, la ville, pacifiée, prit son essor. Elle connut un renouveau culturel, auquel participa activement l’académie de Castres, fondée en 1648. Ses activités artisanales nées à la fin du Moyen Âge, en particulier le travail du cuir, des peaux et de la laine, se développèrent considérablement. Castres devint aussi un centre actif de la Contre-Réforme. Plusieurs couvents s’y établirent et Mgr de Tubœuf, dota la ville d’un palais épiscopal. Il entreprit également d’édifier une nouvelle cathédrale. En 1665, Castres comptait environ 7 000 habitants, dont 4 000 catholiques et 3 000 protestants.

La prospérité de Castres fut interrompue à la fin du XVII siècle par la révocation de l’édit de Nantes, qui conduisit un grand nombre de protestants à l’exil. Éprouvée par la peste en 1720-1721, incendiée en 1724, Castres perdit définitivement son autonomie consulaire en 1758.

Pierre-Paul Sirven et sa femme, tous deux protestants, y furent accusés à tort d’avoir tué leur fille pour l’empêcher de se convertir au catholicisme. Condamnés à mort par contumace le 29 mars 1764, ils furent défendus par Voltaire, et finalement réhabilités en 1771.

Ville de Castres
Ville de Castres

La ville de Castres

La Révolution fut accueillie favorablement à Castres en particulier par la bourgeoisie réformée. Toutefois, l’ensemble de la population resta très modérée pendant cette période. Ainsi, en 1793, le pasteur Alba La Source, député à la Convention, s’opposa à la déportation en Guyane des prêtres non assermentés, de loin les plus nombreux en pays castrais. Suspecté de «modérantisme», il fut guillotiné en octobre de la même année. Cette réputation de «tiédeur» vis à vis du nouveau régime républicain, ainsi que les interventions de quelques groupes royalistes, valurent à la ville le transfert à Albi du siège de chef-lieu départemental, en 1797. Son évêché fut supprimé en 1801.

Au XIXe siècle, les activités économiques de Castres se développèrent, et la ville s’étendit au-delà des anciens remparts. Dès 1815, Louis Guibal créa la première filature mécanique de laine, sur les bords de la Durenque. Tourné d’abord vers les draperies fines, le textile castrais évolua ensuite vers des fabrications plus courantes. À l’industrie de la laine, qui employait plus de 3 000 personnes vers 1860, dans une cinquantaine de fabriques, s’ajouta dans le dernier tiers du siècle la construction mécanique, qui fit de Castres pendant la Première Guerre mondiale un arsenal important. Le chemin de fer atteignit Castres en 1865. À la fin du XIXe siècle, la cité comptait plus de 20 000 habitants, soit 5 000 de plus qu’à Albi. Castres est la ville natale de Jean Jaurès.

En matière d’arts et de tourismes, les principaux monuments de Castres sont le donjon du XIIe siècle, les églises et les hôtels du XVIe -XVIIe siècles. Castres abrite aussi les musées Goya et Jaurès, installés dans l’ancien évêché (aujourd’hui hôtel de ville) dû à J. Hardouin-Mansart, avec un jardin dessiné par Le Nôtre.

Image - Cartes - Photos : plan de castres -

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