Le Médoc
Le Médoc

Médoc

Région d’Aquitaine, dans le Bordelais, le Médoc s’allonge à l’ouest de la Gironde, de Bordeaux à la pointe de Grave (Médoquins ou Médocains).

Villes principales : Lesparre-Médoc, Le Verdon et Pauillac (avant-ports de Bordeaux). La région possède les vins rouges réputés (les plus célèbres ont une appellation communale: «margaux», «pauillac», «saint-estèphe»).

La terre du Medoc

Presqu’île triangulaire s’étendant au nord de Bordeaux entre l’océan et l’estuaire de la Gironde, le Médoc comporte trois domaines bien différents.

À l’ouest de la ligne de crêtes, s’étale la lande médocaine, avec ses étendues de sables noirs et de marais à molinies. Drainée, aujourd’hui domaine de pins maritimes, elle vient mourir dans les marais et étangs côtiers (héritiers de l’ancien grand «Étang doux du Médoc») qui la séparent de la dune littorale. Couverte elle aussi de pins, elle borde sur quelque 100 km l’immense plage océane, ininterrompue de la pointe de Grave au Cap-Ferret.

À l’est, le long de la Gironde, s’étend le vignoble qui, comme le veut la tradition, doit regarder le fleuve. C’est le pays aux croupes de sols graveleux, descendant en pente douce vers l’estuaire. Pauvre en éléments fertilisants, ce terroir serait bien ingrat s’il n’était particulièrement favorable à la production de vins de qualité, la topographie permettant un parfait drainage des eaux et la pédologie l’épanouissement du cabernet-sauvignon qui réclame des sols chauds.

Au nord de Lesparre s’étend la pointe du Médoc que l’on appelait autrefois le Bas-Médoc, univers original, à la fois terrestre et maritime.

Les hommes du Médoc

La nature offre de tels contrastes en Médoc que l’on pourrait se demander si l’entité médocaine existe réellement. Pour se convaincre de sa réalité, il suffit de regarder l’habitat rural traditionnel: même si elles sont regroupées dans un airial de type landais à l’ouest (avec ses bergeries) et dans un village de vignerons à l’est, partout les maisons appartiennent au même groupe: celui des échoppes (maisons basses caractéristiques du Bordelais). Unis par l’habitat, les Médocains le sont aussi par les traditions: sur les bords de l’estuaire comme sur ceux des étangs littoraux se dissimulent les mêmes tonnes (cabanes pour la chasse aux canards).

Partout les Médocains sont capables de se lever en nombre pour défendre leurs chasses traditionnelles (y compris contre les réglementations européennes). Partout, l’on maintient la coutume du Mai en l’honneur des élus locaux. Tous les Médocains, enfin, se retrouvent aux mêmes foires de Sainte-Hélène, Lesparre, Saint-Estèphe ou Bénon.

Cette unité s’explique par les nombreuses relations qui unissaient jadis les différentes parties du Médoc à une époque où moutons et agneaux passaient des marais de la lande aux prés salés du Bas-Médoc, où les villages du littoral comme ceux du vignoble faisaient transiter leurs marchandises par les petits ports de l’estuaire. La communauté de langue (le gascon) aidant, toutes ces relations ont contribué à créer, au delà des différences d’environnement et d’activités, une authentique identité médocaine.

Médoc carte de France
Médoc carte de France

Les vins du Medoc

Le choix du porte-greffe est libre, mais le nombre de cépages autorisés est limité : cabernet-sauvignon, merlot noir, cabernet franc, cot (ou malbec), petit verdot et carmenère sont seuls autorisés en Médoc. L’ensemble du vignoble médocain (plus de 800 crus), a droit à l’appellation médoc; mais, en pratique, celle-ci n’est utilisée qu’en bas Médoc (la partie nord de la presqu’île, à proximité de Lesparre, soit 4 700 hectares), les communes situées entre Blanquefort et Saint-Seurin-de-Cadourne pouvant revendiquer celle de haut-médoc (4 200 hectares).

Six appellations communales sont enregistrées officiellement : Saint-Estèphe (1 370 hectares), Pauillac (1 200 ha), Saint-Julien (910 ha), Moulis en Médoc (600 ha), Listrac-Médoc (670 ha) et Margaux (1350 ha). Au total, la production est importante: en moyenne 92 millions de bouteilles, pour une superficie de 15 000 hectares.

Les médocs se distinguent par une belle couleur, généralement très soutenue. Avec un pourcentage de merlot plus important que dans les vins du haut Médoc et des appellations communales, ils possèdent souvent un bouquet fruité et beaucoup de «rondeur en bouche». Certains, venant sur de belles croupes graveleuses isolées, présentent aussi une grande finesse et une belle richesse tanique.

Proches quantitativement de l’appellation médoc, avec une production de 25 millions de bouteilles (1998), les haut-médoc jouissent d’une réputation plus importante, due en partie à la présence de cinq crus classés dans leur région. Les autres se trouvant tous dans les six appellations communales enclavées dans l’aire des haut-médoc.

Les vins du haut-médoc se caractérisent par de la générosité, mais sans excès de puissance. Avec une réelle finesse au nez, ils présentent généralement une bonne aptitude au vieillissement.

Photo - Carte - Image - plan du medoc 33 -
Promo FRAM Voyages'

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *