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La Palestine
La Palestine

La Palestine

Région historique du Proche-Orient, la Palestine appartenant en partie à Israël, en partie à la Jordanie est une terre sainte pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, elle est désignée dans la Bible sous le nom de Canaan.

Découvrir la Palestine

Le nom de « Palestine » remonte à l’occupation romaine : après la destruction du deuxième Temple (70 apr. J.-C.) et la révolte de Bar-Kocheba, le nom de « Palestine » fut donné à la Judée par les Romains. Depuis longtemps, la communauté internationale souhaiterait l’instauration d’un Etat indépendant palestinien comprenant la Cisjordanie et la bande de Gaza, soit environ 6250km² pour 3,7 millions d’habitants.

A l’origine, la Palestine est peuplée d’Amorrites (3000 av. J.-C.), puis de Cananéens. Elle est, à partir du XIVe siècle av. J.-C., en partie conquise par les Juifs ; après 721 av. J.-C., par les Assyriens, puis des Babyloniens, des Perses, des Macédoniens, des Ptolémiens, des Séleucides syriens. En 63 av. J.-C., la Palestine devient une province romaine.

En 636, les Arabes envahissent la Palestine, alors que de 1099 à 1187 les croisades font de Jérusalem un royaume chrétien. De 1517 à 1918, elle passe aux mains des Turcs, de 1831 à 1840 des Égyptiens, puis devient de 1920 à 1948 un territoire sous mandat britannique après l’accord Sykes-Picot, suivi de la déclaration Balfour.

La Palestine depuis 1947

Suite à une résolution des Nations unies en 1947, le pays est divisé en un Etat juif et un Etat arabe ; compte tenu de l’arrivée constante de nouveaux Juifs et de la protestation arabe, on assiste à la création de l’Etat d’Israël (77% de la Palestine), tandis que l’Est est annexé en 1950 par la Jordanie. A partir de ce moment, le mécontentement des Palestiniens est à son comble. Ils estiment devoir disposer eux aussi, en Palestine, de leur propre Etat. Dans son programme de 1968, l’OLP exige la libération de l’ensemble de la Palestine et l’instauration d’un Etat palestinien indépendant. Celui-ci est proclamé unilatéralement en 1988 par l’OLP, et il est reconnu par la plupart des pays arabes.

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Conflit et processus de paix

Après l’avènement au pouvoir d’Yitzhak Rabin, Israël et l’OLP signent en septembre 1993 un accord sur l’autonomie d’une partie du territoire. Arafat, Pérès et Rabin reçoivent le prix Nobel de la Paix Les premières élections ont lieu en janvier 1996, et Yasser Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne, chargée de la gestion des territoires progressivement libérés par Israël.

Mais l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995 et l’arrivée au pouvoir de Benyamin Nétanyahou remettent une nouvelle fois en péril le processus de paix. Devant les réticences du nouveau premier ministre israélien, Yasser Arafat menace de proclamer immédiatement l’indépendance totale des territoires palestiniens. Les négociations reprennent pourtant, et elles aboutissent en octobre 1998 aux accords de Wye Plantation.

La victoire du travailliste Ehoud Barak aux élections de mai 1999 semble également favoriser la relance du processus de paix. Mais la fragilité de la situation politique du nouveau premier ministre, et le refus des extrémistes (islamistes palestiniens et extrême-droite israélienne) d’accorder la moindre concession à l’autre parti rendent insuffisants les efforts de Yasser Arafat et d’Ehoud Barak. En septembre 2000, une visite provocatrice d’Ariel Sharon, leader de la droite israélienne, dans les quartiers saints musulmans de Jérusalem, provoque une terrible vague de violence, qualifiée de « nouvelle Intifada« .

Yasser Arafat est exclu du processus par le gouvernement israélien au bénéfice du premier ministre palestinien Mahmoud Abbas. La communauté internationale tente de relancer le processus moribond en mai 2003 avec la publication de la « feuille de route », plan de paix en trois étapes qui prévoit la fin des violences et la normalisation de la vie politique palestinienne, une période transitoire et préparatoire, et enfin la création d’un Etat palestinien en 2005. Mais la recrudescence des violences entre les deux camps paralyse toute initiative de paix.

En novembre 2004, la mort de Yasser Arafat ouvre des perspectives nouvelles, avec l’élection à la présidence de la Palestine de Mahmoud Abbas. Mais la victoire du Hamas aux législatives de janvier 2006 amène Israël à refuser tout dialogue avec les nouveaux dirigeants palestiniens.

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