Jean Paul II portrait
Jean Paul II portrait

Jean Paul II

Le pape Jean Paul II est victime d’un attentat sur la place Saint-Pierre de Rome. Cet événement se produisit le 13 mai 1981, il y a 35 ans déjà.

Jean Paul II
Jean Paul II

Ephéméride du 13 mais 2016 : Pape Jean Paul II

Jean Paul II (Karol Wojtyla, 1920-2005) fut Pape de 1978 à 2005.

Après des études de théologie entamées en 1942 à Cracovie et Rome, il est ordonné prêtre en 1946, puis consacré évêque (auxiliaire) en 1958. Il devient en 1964 archevêque de Cracovie, avant d’être fait cardinal par Paul VI en 1967.

Il est élu pape le 16 octobre 1978 à la mort de son prédécesseur, Jean-Paul Ier. Jean-Paul II est le premier pape polonais et le premier pape de nationalité autre qu’italienne depuis 455 ans. En 1981, il échappe à un attentat perpétré par le turc Ali Agça, sur la place Saint-Pierre de Rome.

Le pape voyageur

Le souverain pontife conserve un rôle politique international. Après avoir beaucoup oeuvré pour la chute du communisme dans les pays de l’Europe de l’Est, il sert de médiateur en Ulster et en Bosnie-Herzégovine.

En 1998, invité par Fidel Castro, il se rend à Cuba. Cette visite lui permet de condamner l’embargo des Etats-Unis contre l’île, mais aussi de plaider pour plus de libertés individuelles.
Le pape Jean Paul II réalise en mars 2000 un voyage en Terre sainte, qui le mène entre autres lieux à Nazareth, Bethléem et Jérusalem. Devant le mur des Lamentations, il laisse un message demandant le « pardon de Dieu » pour les crimes commis par les catholiques envers les Juifs.

Lors de son 92e voyage, en mai 2001, il devient le premier pape à visiter une mosquée, celle des Omeyyades à Damas.

En juin 2003, le pape se rend en Croatie, ce qui constitue son 100e voyage. Au total, il aura effectué 104 voyages (soit plus que tous ses prédécesseurs réunis), visitant 129 pays.

ciric_karol Jean Paul 2 jeune
ciric_karol Jean Paul 2 jeune

Fin de règne et bilan

Atteint de la maladie de Parkinson, Jean-Paul II voit sa santé décliner fortement au cours des années, mais il refuse de démissionner ou d’arrêter ses voyages. Sa lente agonie est ainsi exposée aux yeux des fidèles, et l’image du pape souffrant est présente sur tous les écrans de télévision ou à la une des journaux. Sa mort et ses funérailles en avril 2005, après 26 ans de règne (le 3e plus long de l’histoire de la papauté), entraînent logiquement, dans ce contexte, un engouement et une couverture médiatique sans précédent.

A sa mort, Jean-Paul II est célébré pour son action en faveur des droits de l’homme et de la démocratie, notamment pour son rôle indirect dans la chute du communisme en Europe de l’Est. Mais il est également critiqué pour ses positions morales très conservatrices, lorsqu’il condamne et refuse tout dialogue sur la liberté des femmes, l’homosexualité, le port du préservatif (dans le cadre de la lutte contre le sida), l’avortement, etc.

C’est le cardinal allemand Ratzinger, l’un des ses plus fidèles soutiens, qui lui succède sous le nom de Benoît XVI.